• Consultation sectorielle sur l'environnement et la lutte contre la desertification (doc1 - doc2 - doc3)
Initiatives niveau global
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Les Nations Unies lancent un appel à la Communauté Internationale en faveur du Niger pour 80 millions de dollars EU.
Niamey 5 août 2005 :
Une détérioration de la situation humanitaire au Niger s'est produite avec une aggravation des taux de malnutrition et de mortalité, notamment infantile. En mai 2005, les Nations Unies ont lancé un appel à la Communauté Internationale pour une aide d'urgence pour le Niger pour un montant de 16 millions de dollars E.U en vue de faire face à la crise alimentaire imminente pendant la période de soudure s'étalant de mai à septembre 2005. Cependant, la faiblesse et les lenteurs de la réaction initiale à cet appel n'ont pas permis de faire face à la situation en temps voulu.
L'insécurité alimentaire actuelle est d'autant plus aggravée du fait des conditions de faible accès à l'eau potable, à l'assainissement et à la santé qui constituent un ensemble de facteurs interdépendants. Sur la base de ces constats, les Nations Unies ont décidé de réviser les besoins exprimés dans l'appel d'urgence en élargissant les domaines et le niveau des activités à mener en vue de répondre doublement, aux besoins immédiats et à mi-terme, pour la période s'étalant jusqu'en décembre 2005. Le montant total des besoins suite à cette révision de l'appel d'urgence s'élève à 80 millions de dollars E.U. Sur ce montant, 25 millions de dollars E.U ont déjà été mobilisés ou ont fait l'objet d' annonce. Il reste un montant de 55 millions de dollars E.U à mobiliser.
L'Appel Révisé à l'Aide d'Urgence pour le Niger vise à répondre aux besoins de 2.5 millions de personnes en situation de vulnérabilité qui ont besoin d'assistance alimentaire dont notamment 261.360 femmes enceintes et allaitantes, 160.000 enfants en situation de malnutrition modérée et 32.000 enfants en état de malnutrition sévère dans les zones gravement touchées. Les efforts pour l'amélioration de l'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement et aux services de santé ainsi que la protection du cheptel et la mise à disposition des semences ont été pris en compte dans ces estimations. L'augmentation des besoins est également due aux coûts élevés de livraison consécutifs à l'accroissement des prix des transports, parfois au sextuple de leurs coûts ordinaires du fait de la situation d'urgence qui nécessite la livraison des vivres par voie aérienne.
Le nombre d'enfants admis dans les centres de nutrition thérapeutique connaît une croissance exponentielle. A la mi-juillet, il y avait au moins, deux fois plus d'enfants admis dans ces centres que l'année dernière pour la même période. Ce taux de malnutrition ira croissant jusqu'à la fin de la période de soudure, et s'étendra à la période des nouvelles récoltes en octobre. Dans le centre thérapeutique nutritionnel de Saga, tenu par les Surs de Mère Teresa, plusieurs enfants ont été traités de malnutrition aiguë (650) entre avril et juin 2005 soit un nombre égal à celui des 12 derniers mois. De plus, l'UNFPA estime que 261.360 femmes des régions touchées (Tillabéry, Tahoua, Maradi, Loga et Mirriah) devraient accoucher dans les trois prochains mois.
Dans des situations de crise humanitaire grave, les effets conjugués de la malnutrition et des maladies contagieuses se traduisent par un fort taux d'accroissement de la mortalité et particulièrement de la mortalité infantile. Cette situation est aggravée par le manque d'eau potable et d'assainissement adéquats, la saison des pluies et les difficultés de maintien du système d'hygiène de base. Parmi ces maladies, on pourrait citer : le paludisme, les diarrhées (y inclus le choléra), les infections respiratoires aiguës, la rougeole et l'hépatite.
Les activités prévues dans le cadre de cet appel d'urgence seront mises en oeuvre en étroite collaboration avec le Gouvernement du Niger, les organisations nationales, les organisations non-gouvernementales internationales et le Mouvement de la Croix Rouge. Ces activités viendront d'autre part en complément des programmes de développement en cours.