Atélier de formation sur le Mainstreaming du VIH/SIDA au Niger

30.09.2011 [ Communiqué de presse ]

L’atelier de formation sur l’état de la pandémie VIH/Sida au Niger, la réponse du gouvernement et l'intégration du genre et des droits humains dans les projets et programmes des partenaires au développement au Niger a pris fin Mercredi avec une recommandation de mener un plaidoyer fort en direction du gouvernement et du Parlement du Niger, ainsi que des partenaires techniques et financiers...

Avec la participation des personnes affectées par le Sida, les Agences du Système des Nations Unies, les partenaires au développement y compris les Ministères, ainsi que des hautes personnalités nationales et régionales chargées de la lutte contre la pandémie, les discussions ont été non seulement conviviales mais aussi sincères et intenses.

Selon la chargée de la formation au PNUD Niger Mme Aissa Ouahido, la formation a été itérative et participative.

«Le PNUD a pris l'engagement de partager les résultats de l'atelier avec tous les participants tandis que l'ONUSIDA assumera la coordination des activités au sein du Système des Nations Unies», a-t-elle notée au terme des travaux.

De plus, les participants ont identifié la communication efficace entre les partenaires, le gouvernement du Niger et la population cible comme un élément clé pour accélérer l'atteinte des résultats attendus dans la lutte contre le VIH/Sida.

En outre, ils ont indiqué qu'au regard des risques de stigmatisation, des personnes affectées par la pandémie, hésitent à se présenter dans les dispensaires et les centres de santé.

«La stigmatisation et la discrimination, le manque de connaissances sur les droits humains, des informations spécifiques et l'éducation sur le VIH / SIDA continuent de bloquer l'accès à la prévention du VIH et des programmes de traitement en Afrique», a indiqué le Conseiller Régional du PNUD en Droits de l'Homme, M. Béchir Ndaw.

Il a ajouté que les personnes vivant avec le VIH et les populations vulnérables ont besoin d'accès aux services juridiques liés au VIH pour les aider à comprendre et à revendiquer leurs droits.

M. Ndaw a aussi encouragé les partenaires au développement et les autorités gouvernementales à sensibiliser la population sur les droits humains aux niveaux national et local.

Concernant le rôle que doit jouer le PNUD pour améliorer l'accès de la population affectée aux médicaments VIH/Sida, la structure chargée du Dispensaire des Nations Unies a invoqué le plaidoyer auprès des autorités, surtout les parlementaires, pour encourager les victimes de discrimination à accéder aux traitements.

Dr. Nouhou Leila Kabo a proposé une formation des partenaires de santé sur le partage de connaissances en renforcement des capacités des populations rurales dans leur lutte contre la pandémie.

En outre, «les personnes qui gèrent les pharmacies doivent éviter des ruptures. Le malade ne doit pas attendre la dernière minute pour chercher des solutions», a –t-elle souligné.

L'atelier a aussi permis aux participants de partager des informations stratégiques sur le plan logistique. En ce qui concerne la disponibilité des médicaments pour le traitement du VIH/Sida, le Dr. Gouro Kadidiatou, Expert VIH/Sida au sein de l'UNFPA Niger a été clair :

«Les malades reçoivent leurs médicaments auprès des médecins prescripteurs qui ont mis en place une pharmacie avec des professionnels de la santé qui gèrent ces médicaments».

En se renseignant sur le coût pour le traitement de la pandémie, Dr. Kadidiatou a précisé que «les médicaments sont les ARV (anti-rétro viraux) qui sont gratuits mais les médicaments des infections opportunistes sont prescrits par le médecin et achetés par le patient quand ce n'est pas disponible».

Au titre de l'accès des populations bénéficiaires aux centres de traitements, l'Expert a estimé que les populations qui viennent se soigner et qui respectent leur rendez-vous chez le prestataire ont accès aux traitements nécessaires pour les ARVs.

En cas de traitements des infections opportunistes, les malades participent à leur propre prise en charge, a-t-elle ajouté.

Les experts ont souligné l'importance de mettre en œuvre un plan de communication afin d'améliorer les compétences des partenaires en matière d'intégration du VIH/Sida dans leurs programmes et projets en tenant compte des dimensions genre et droits humains qui existent au Niger.

Les recommandations formulées à l'endroit du PNUD et des Partenaires Techniques et Financiers sont les suivantes :

  • Faire un plaidoyer auprès des autorités pour le rehaussement de l’apport de l’Etat dans la lutte contre le VIH/Sida ;
  • Mettre en place un dispositif de suivi des recommandations de l’atelier et
  • Appuyer le réseau des journalistes sur la pandémie.