Publications Locales
Recherches |
Bulletin d'informations Juillet 201002.08.2010 [ Visite de travail du Directeur de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre pour le FIDA Une mission du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) conduite par Dr Mohamed Béavogui, Directeur de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre pour le FIDA, a effectué une mission de 72 heures au Niger. L'objectif de la mission est multidimensionnel. Il s'agit pour cette institution spécialisée des Nations Unies, de relever les défis que soulève l'insécurité alimentaire au Niger : identifier les contraintes et voir quelle contribution stratégique peut amener le FIDA sur le long terme. Durant les quarante huit heures qu'a duré son séjour au Niger, M. Béavogui a rencontré plusieurs personnalités politiques nigériennes, dont le Chef de l'Etat, le Général de Corps d'Armée Djibo Salou. A l'issue de l'audience que lui a accordée le Président du CSRD, il a déclaré que : « Nous sommes dans un nouveau contexte, dans une période de transition qui coïncide avec une période difficile que traversent les populations nigériennes de la bande sahélienne, relativement à la crise alimentaire » En précisant que le FIDA est une institution chargée de contribuer à la réduction de la pauvreté rurale, mais également à l'augmentation de la production agricole, Dr Béavogui ajouté que : « nous sommes tous interpellés face à la crise alimentaire qui sévit au Niger. » Ce que nous faisons a-t-il ajouté, « n'est pas suffisant, il faut faire mieux pour d'abord contribuer à la résolution de la situation conjoncturelle qu'est la crise, ensuite aider les paysans à retrouver rapidement les intrants nécessaires pour relancer la production agricole afin que la prochaine campagne soit suffisamment productrice des ressources alimentaires pour nourrir les populations. » « C'est aussi une situation qui nous interpelle pour le long terme, pour qu'il n'y ait plus de crise dans le futur. » a-t-il précisé. Dr Béavogui s'est dit rassuré par l'engagement du Chef de l'Etat qui accorde une importance capitale à la question de sécurité alimentaire, au point d'avoir mis en place une Haute Autorité. « J'ai tenu à rencontrer le Chef de l'Etat pour lui rendre compte de la raison de notre visite et de ce que nous allons pouvoir faire. Nous apporterons des ressources, je pense suffisamment importantes pour accompagner les efforts de résolution de la crise aux côtés des autres partenaires, mais aussi commencer à préparer un programme à moyen terme pour prévenir les crises futures. » A-t-il conclut. La mission s'est également entretenue avec le Premier ministre Mahamadou Danda et le Président du Conseil Consultatif National et a eu des séances de travail avec les cadres du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, ceux du Ministère de l'Administration Territoriale et /Développement Communautaire, et les techniciens du Ministère de l'Economie et des Finances. A ce niveau, il a été question d'examiner les voies et moyens pour redynamiser la coopération avec le FIDA. En effet, l'Institution est présente au Niger depuis 1980, et a financé huit projets et programmes au Niger pour un total de financement mobilisé de 235,6 millions de dollars. Trois projets sont actuellement en cours d'exécution. Le Directeur de la Division Afrique de l'Ouest et du Centre a réitéré la volonté et l'engagement de son Institution à poursuivre sa coopération avec le Niger aussi bien dans le cadre de son programme de coopération en cours, que dans la résolution structurelle des crises alimentaires récurrentes au Niger. Dr Béavogui a également échangé avec la ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des nigériens à l'étranger. A la Maison des Nations Unies, M. Béavogui a eu une séance de travail avec l'Equipe Pays, complétée par une présentation sur l'intervention de la FAO sur le terrain. En rencontrant un maximum de ministères techniques (environnement, Finances/Economie, agriculture, développement communautaire) et une multitude de partenaires internationaux, l'objectif visé est d'avoir un maximum d'échanges afin d'identifier les meilleures voies pour relancer la coopération avec le Niger et aussi explorer les voies et moyens pour bâtir quelque chose de pérenne en vue d'aider le Niger à sortir du cycle infernal de crises alimentaires. L'expérience acquise et les leçons tirées des interventions ont permis au FIDA, en accord avec le Gouvernement du Niger et dans le cadre de son mandat et des politiques nationales, de réviser en 2006, sa stratégie d'intervention. La stratégie du FIDA au Niger s'articule autour de trois principes directeurs: i) la concentration géographique ; ii) la concentration thématique (sécurité alimentaire, productivité agricole et amélioration des revenus des ménages ruraux) ; iii) le renforcement du partenariat financier et technique avec les autres agences du système des Nations Unies et bailleurs de fonds (accroissement de l'efficacité de l'aide dans l'esprit de la déclaration de Paris et de la réforme en cours du système des Nations Unies). Le FIDA concentre désormais ses activités dans la région de Maradi (3% du territoire regroupant 20% de la population nationale et caractérisée par un fort potentiel agro-sylvo-pastoral et commercial (frontière Nigéria). De plus, cette région a été celle la plus touchée par la crise alimentaire de 2005. Elle a été retenue comme prioritaire par le gouvernement du Niger et le FIDA pour les prochaines années. La nouvelle stratégie du FIDA met, par ailleurs, un accent particulier sur un meilleur ciblage et sur la mise en place d'une approche participative renforcée de suivi et évaluation. C'est confiant et animé du sentiment d'une mission accomplie que le Directeur Afrique de l'Ouest et du Centre pour le FIDA a quitté le Niger, tout en remerciant chaleureusement Mme Lo N'DIAYE, Coordonnateur résident, Coordonnateur Humanitaire et son équipe pour l'appui et toute la sollicitude dont a fait l'objet la mission durant son séjour au Niger. ------------------&&--------------------- Prise en compte du genre dans les situations d'urgence Le ministère de la Population de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant a organisé, avec l'appui du PNUD, un atelier d'information sur la prise en compte du genre dans les situations d'urgence. « Il apparaît clairement que les femmes sont plus durement touchées que les hommes en période de crise. » a indiqué Khardiata Lo N'DIAYE, Coordonnateur Humanitaire. La prise en compte du genre, c'est-à-dire des situations et besoins différents des hommes et des femmes dans des situations de crise au même titre que dans les programmes de développement, est un impératif a ajouté le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, qui affirme que les Nations Unies sont engagées auprès des acteurs nationaux pour limiter les impacts de cette crise sur les ménages. L'équipe humanitaire pays composée des Chefs d'agences des Nations Unies, des représentants des principales ONGs humanitaires, et des donateurs, travaille auprès des acteurs nationaux pour un appui coordonné des paramètres du Niger à la gestion de la crise alimentaire. Sur ce chapitre, la FAO a effectué en novembre 2009 une évaluation de référence afin d'examiner les implications qu'ont les interventions de gestion de risques de catastrophe en matière de genre, et d'élaborer des recommandations clés en vue d'inclure de manière plus efficace et plus systématique l'analyse selon le genre et les considérations de genre dans la conception et la mise en œuvre des projets de la FAO en matière de gestion de risques et catastrophes. Pour la ministre de la Population, de la Promotion de la femme et de la Protection de l'Enfant, le but de l'atelier est de permettre aux participants de se familiariser avec le concept genre dans les situations d'urgence en vue de faire face au contexte de crise alimentaire que connaît le Niger actuellement. C'est également une opportunité pour son département ministériel et le Dispositif National de Prévention et de Gestion de Cirse Alimentaire (DNPGCA) a-t-elle dit, « de jeter les bases d'une Institutionnalisation du Genre dans son volet conformément à l'axe de la politique nationale Genre. » Selon la ministre, le Gouvernement du Niger a fait de l'intégration du genre un des axes de la Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de Pauvreté, concrétisé depuis 2008 par l'adoption de la Politique Genre. En effet, a ajouté la ministre « en situation normale comme en période de crises ou en cas de catastrophes naturelles, la prise en compte du genre est devenue aujourd'hui une approche incontournable pour assurer la réussite des actions de développement. » Elle a rappelé que dans un passé récent, les acteurs humanitaires, préoccupés plus par le secours apporté aux populations sinistrées, se souciaient peu de questions spécifiques au genre. Cette manière de travailler n'était pas sans conséquence dans l'efficacité des réponses apportées. Fort de ce constat, les recherches menées ont permis de mettre au point un ensemble d'outils pratiques servant de guide à une meilleure planification des actions prenant en compte les besoins spécifiques et intérêts stratégiques de l'ensemble des composantes des communautés touchées ---------------------&&---------------------- Retraite de formation du personnel du bureau – Hôtel GAWEYE du 25 au 27 Mai 2010 Le bureau a organisé durant trois jours (du 25 au 27 mai 2010) des ateliers de formation sur la Gestion Axée sur les résultats et sur le partage des connaissances. A l'attention du staff, la formation a été assurée par deux collègues du Bureau régional : Messieurs. François Corneille Kêdowidé et Marc Lepage. Dans son mot introductif Mme le Représentant résident, Khardiata Lo N'DIAYE après avoir indiqué l'importance et l'enjeu que constituent ces ateliers, a invité les uns et les autres à accorder l'attention nécessaire à la formation. Cela est d'autant plus nécessaire, a-t-elle ajouté, que le partage des connaissances tout comme la gestion axée sur les résultats demeurent des notions utiles et concrètes pour l'organisation. Figuraient à l'agenda des ateliers : l'introduction aux cinq (5) principes de programmation à savoir : Les Droits humains, le Genre, la Durabilité Environnementale, le Développement des Capacités, et la Gestion Axée sur les Résultats. Des discussions sur la relation avec les procédés analytiques des Nations Unies (i.e. UNDAF/CPD), ont également été menées. La formation a aussi porté sur : la définition de GARD et son importance dans la recherche des résultats ; l'explication du cycle GARD : planification, suivi et évaluation et concept de la planification avec le résultat en perspective, tout comme la présentation de trois principes et les défis importants dans la recherche du résultat. Les collègues ont appris comment opérer des choix stratégiques, sélectionner le niveau de résultat sur lequel se focaliser en mettant l'accent organisationnel sur les résultats, inclure les partenaires dans la planification des résultats, etc. ------------------------&&------------------------ Lancement du Projet Lutte contre l'ensablement des Cuvettes Oasiennes Le Gouverneur de la région de Diffa et le PNUD ont lancé conjointement à Maïné- Soroa le Projet de lutte contre l'ensablement des cuvettes oasiennes (PLECO). Une cérémonie grandiose qui a suscité un enthousiasme certain auprès des populations de ce département qui placent beaucoup d'espoirs dans ce projet, dont l'objectif est de protéger l'intégrité et améliorer la productivité agro-sylvo pastorale des écosystèmes des cuvettes dans les départements de Gouré et de Maïné-Soroa. D'un budget de 2.020.000 US$, financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) et complété par un co-financement de 13.280.000 US$ de plusieurs sources gouvernementales, municipales, des projets et des donateurs, le projet sera mis en œuvre sur une période de cinq (5) ans. Il constitue une réponse à l'ensablement qui est, dans plusieurs parties du pays, un phénomène qui menace l'agriculture, les ressources en eau et les infrastructures sociales. Dans le département de Maïné-Soroa, environ 25% des terres (quelques 300.000 ha.) sont affectées par l'ensablement, contre 5% seulement en 1986, avec un taux de croissance d'à peu près 12.000 hectares par an. L'ensablement est très important dans les cuvettes où une gestion durable des terres et de l'eau est essentielle aux moyens d'existence des ruraux. Combattre l'ensablement n'est pas un simple défi technique, il exige aussi la création de capacités institutionnelles (aux plans local et national). Le projet a quatre composantes qui sont: (i) Les pratiques locales pour la gestion des dunes, des terres et des écosystèmes; (ii) Les capacités et institutions locales pour les GDT; (iii) Le système de suivi des dunes de sable et de la dégradation des terres et couvre 8 communes Quelques 35 cuvettes prioritaires seront ciblées par le projet. Les avantages environnementaux globaux/mondiaux à réaliser comprennent le renforcement des capacités institutionnelles et techniques pour une gestion durable et intégrée des dunes de sables, des terres En marge du lancement, les participants ont effectué des visites sur les sites de deux projets mis en œuvre dans les régions de Diffa et de Zinder, avec l'appui du PNUD/FEM : Il s'agit du projet « Mise en place des gommerais par fixation de dunes » et le projet « Aménagement des terroirs pastoraux.» -----------------------&&--------------------- Lancement du Projet d'Appui au Développement Economique et Local (PADEL/Maradi)Le ministre de l'Économie et des Finances et Mme le Représentant résident du PNUD, ont lancé conjointement à Maradi (Chef lieu de région, Est du Niger) le Projet d'Appui au Développement Économique et Local (PADEL/ Maradi) le 5 juillet dernier. Tout comme lors de la mise en œuvre du Projet d'Appui au Développement Local de Mayahi clôturé récemment, le PNUD, le FENU appuient le PADEL/Maradi avec le concours des partenaires comme le Fonds Belge pour la sécurité Alimentaire. Ce projet, a indiqué Mme Khardiata Lo N'DIAYE, « va permettre de consolider les acquis des phases précédentes et d'avancer encore plus loin dans la voie d'un développement économique local durable conduit et mise en œuvre par les collectivités locales.» Les ressources considérables allouées au PADEL, a-t-elle ajouté, « témoignent de l'importance que nous attachons à la sécurité alimentaire et à l'élimination de la pauvreté au Niger. Elles témoignent également de la confiance que nous accordons aux populations concernées pour prendre en mains leur développement. Quant au ministre de l'Économie et des Finances, il a loué l'excellence des relations qui existent entre le Niger et le Niger et s'est félicité des résultats enregistrés dans le cadre du programme de coopération qui lie les deux parties. Il a par ailleurs invité les différents acteurs, notamment les populations bénéficiaires à s'approprier, ce projet de grande importance. Le PADEL s'articule autour de deux composantes «Développement local et Sécurité Alimentaire » (DELSA) et « Appui au Développement de la Microfinance » (PADMIF) dont les objectifs sont :
Ces objectifs seront supportés par des activités transversales comme celles visant la promotion de l'équité du genre. Le principal enjeu est d'innover en créant des synergies entre Développement Local, Micro finance et Sécurité Alimentaire. A cet effet, il mettra les collectivités locales au centre d'actions diverses qui contribueront à une meilleure intégration de la sécurité alimentaire dans les stratégies de développement local tout en améliorant l'offre de services financiers au niveau local et en contribuant au développement du secteur de la Micro finance ainsi qu'à la coordination et le pilotage de la mise en œuvre de la décentralisation (développement institutionnel et renforcement organisationnel) aux niveaux central, régional et local. A Mahayi, les partenaires du PADEL, ont tenu leur premier comité de pilotage au cours de laquelle plusieurs points ont été examinés dont l'état de démarrage du projet, présentation et discussion du Plan de Travail Annuel. En marge de cette réunion, les participants ont visité les locaux (de l'ancien PADL/Mayahi) devant abriter l'équipe du PADEL/Maradi. --------------------------&&--------------------- Le PMF/FEM/PNUD et l'Année Internationale de la Biodiversité 2010 au Niger Le Projet « préservation des ressources naturelles par le développement de l'apiculture, de l'Ecotourisme et la formation de femmes analphabètes en électricité solaire dans le village de Molli » à la périphérie du Parc national du W a été visité par 10 Ministres (Mine et Energie, Eau et Environnement, Populations et affaires sociales, Commerce et Industrie, Fonction Publique, Enseignement Supérieur, Equipement et formation Professionnelle et Alphabétisation) dont deux anciens Ministres de l'Environnement lors de la journée/Année Mondiale sur le Biodiversité. Le campement touristique financé par le PMF/FEM/PNUD et l'adduction d'eau potable financé par le PMF/FEM à travers l'Initiative Communautaire de l'Eau et l'Assainissement ont été visités par la délégation. Les apiculteurs ont exposé leurs miels au public venus nombreux. La femme analphabète (Aïssa Kondia) formée en Inde et ingénieur en énergie solaire a impressionné tous les membres du gouvernement et les invités par les explications qu'elle a données sur les étapes d'électrification solaire au niveau communautaire. La préservation des ressources naturelles par le développement de l'apiculture, de l'Ecotourisme et la formation de femmes analphabètes en électricité solaire dans le village de Molli à la périphérie du Parc national du W. Le Village de Moli Haoussa, à la périphérie du Parc du W est strictement tributaire des ressources du Parc. L'agriculture pratiquée par les populations ne leur permet pas de subvenir aux besoins de base. En vu de diminuer la pression sur le parc du W et promouvoir l'Ecotourisme, le Programme de MicroFinancement du FEM (PNUD/PMF/FEM) a financé, en partenariat avec l'ONG COGEZOH, la réhabilitation du forage, la modernisation de l'apiculture et la mise en place d'un campement touristique dans le village de Moli. L'Initiative Communautaire pour l'Eau et l'Assainissement (ICEA) géré par le PMF/FEM a fourni une adduction d'eau pour rendre le campement touristique opérationnel. Toujours pour améliorer l'accès aux services sociaux de base dans ce village, le PMF/FEM a signé une convention avec le Barefoot collège en Inde en vu d'électrifier le village de Moli et de Baniguetti. C'est dans ce cadre que des femmes analphabètes issues des deux villages ont été admises par le gouvernement indien pour suivre une formation d'Ingénieurs en électricité solaire pendant six mois au Barefoot collège à Tilonia. Ces femmes quinquagénaires maitriseront la technologie solaire, ainsi que les interfaces, l'installation et la maintenance avant de revenir chez elles, au village pour exercer la fonction d'électricienne. Dans le cadre de ce partenariat, le PMF/FEM prend en charge le ‘Hard', c'est à dire les équipements, l'ONG COGEZOH encadre les populations de Moli et Baniguetti dans la gestion des investissements ainsi que la mise en place d'un compte d'exploitation susceptible de professionnaliser les femmes ingénieurs, qui seront désormais payées sur les redevances (fixées) et les coûts d'entretien des installations. Le gouvernement Indien et le Barefoot collège prennent en charge le ‘soft' c'est-à-dire le transport, le séjour et la formation des femmes. L'électricité sera en permanence dans ces villages qui n'auront pas besoin d'une main d'œuvre extérieure pour la perpétuer. Impacts importants
Ressources de Financement et partenariat
Mode gestion post projet
|
|
|||||
|
|
|