Prévention de crises et relèvement

La campagne agricole 2011/2012 s’est achevée par un déficit céréalier d’environ 520.000 tonnes soit 14% des besoins. Le bilan fourrager est déficitaire d’environ 10.000.000 tonnes de matières sèches. Toutes les régions du pays sont déficitaires à des degrés différents, toutefois les régions de Tillabéry, Tahoua, Diffa et Niamey sont les plus fortement touchées.

En Octobre 2011 la réunion du Comité National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (CNPGCA) a identifié 228 zones et communes vulnérables avec environ 7.000 localités où vivent environ à 6.000.000 d’habitants1. Le ciblage des personnes vulnérables vivant dans ces zones a été affiné par l’Enquête de Vulnérabilité à l’Insécurité Alimentaire des Ménages (EVIAM)2 du Système d’Alerte Précoce (SAP).

Selon les premières conclusions 5.458.871 personnes sont en insécurité alimentaire soit 34,9% de la population du Niger dont 1.324.435 en insécurité sévère3 et 4.134.436 personnes en insécurité modérée4. De plus, 3.622.956 personnes vivent dans une situation jugée à risque c'est-à-dire pouvant basculer en insécurité alimentaire.

Selon le Comité Permanent inter états de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), les perspectives alimentaires dans les prochains mois dépendront essentiellement sur (i) le plan alimentaire :

  • Du fonctionnement des marchés nationaux et régionaux : la pression de la demande (achats institutionnels), la hausse des prix des céréales, sachant que la présente campagne de commercialisation a démarré (octobre 2011) avec des niveaux de prix des céréales sèches très élevés ;
  • Des difficultés d’approvisionnement en céréales (situation au Nigéria) : Les flux des céréales en provenance des marchés transfrontaliers sont au ralenti notamment ceux provenant des marchés du nord-Nigeria. Cette situation est liée à la crise sociale récente au Nigeria.

Et sur (ii) sur le plan pastoral de :

  • La réduction des pâturages et points d’eau ;
  • Des mouvements intenses des animaux et leur concentration dans certaines zones ;
  • Des risques de conflit ;
  • De la baisse du prix du bétail et dégradation des termes de l’échange bouc/céréales ;
  • De la diminution des transferts monétaires issus des migrants (Libye, Nigéria) et de la pression sur les stocks disponibles.

Liste des Projets liés :

Prévention des crises et relèvement

Id. Titre Durée
00069815
Prévention et Gestion des Crises et Catastrophes Naturelles et Relèvement
2012-2013
00082761
Renforcement des Capacités pour la Prévention et la Gestion des Conflits
2012-2013
00082830
Consolidation de la Paix dans le nord du Niger - instrument de stabilité à court terme
2012-2013