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Rapport Annuel du Coordonnateur RésidentLe Rapport Annuel du Coordonnateur Résident pour l’année 2012. Ce rapport présente les principaux événements sur le plan politique et en matière de développement ayant eu un impact sur les activités de l’équipe de pays. Il met en relief les progrès intervenus dans la mise en oeuvre de la réforme des Nations Unies au Niger. Il souligne également les progrès réalisés collectivement en 2012 dans l’atteinte des effets de l’UNDAF 2009-2013, en appui aux priorités nationales et relate le processus de formulation de l’UNDAF 2014-2018 en appui aux priorités nationales, de même que les appuis concernant les aspects humanitaires et les actions pour la sécurité du staff et des biens de l’organisation. En ce qui concerne la situation politique, suite aux différents scrutins qui se sont tenus en 2011, et qui ont marqué au Niger le retour à l’ordre constitutionnel, avec notamment l’élection du Président Mahamadou Issoufou, et la mise en place d’un nouveau Parlement, l’année 2012 a été marquée par la volonté des autorités de mettre en oeuvre une nouvelle gouvernance politique, et à consolider l’État démocratique et républicain par la mise en place des institutions prévues par la Constitution (Conseil économique et social (CESOG), le Conseil de la République, et la Cour des comptes), la tenue de réunions et d’assises importantes sur des dossiers d’intérêt national (Conseil National de la République (CNR), Conseil national de dialogue politique (CNDP), Etats généraux de la Justice) et la conduite d’opérations anti-corruption de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA). Néanmoins les institutions démocratiques connaissent des dysfonctionnements dus à la faiblesse des capacités des acteurs étatiques et non étatiques. Pour ce qui est de la situation sécuritaire, le Niger se trouve dans un environnement sécuritaire très agité et très dynamique suite à la prise de deux tiers du territoire Malien par des groupes terroristes, l’instabilité de la situation en Lybie et les actions de la secte Boko Haram du Nigeria avec des cellules dormantes au Niger, la circulation de bandes armées et de narcotrafiquants dans les zones frontalières. L’évaluation des risques et menaces a fait apparaître 4 menaces structurées à savoir : le terrorisme, la criminalité, les troubles sociaux et les catastrophes naturelles. Toutes ces menaces se traduisent par des enlèvements (oeuvre de AQMI, MUJAO et autres groupes terroristes installés dans la bande sahélo-saharienne) ; des braquages à mains armées sur les axes routiers et de multiples formes d’occupations de la voie publique (souvent violentes), et des déplacements de réfugiés et de retournés (50.000) avec autant de conséquences sur les actions de développement et humanitaires. La situation humanitaire du Niger se caractérise par une insécurité alimentaire chronique qui entame de manière profonde les moyens d’existence des populations à 80% composée d’agriculteurs et d’éleveurs. Une importante proportion de la population (entre 15 et 51% suivant les ans) souffre d’insécurité alimentaire. Les récoltes ont été bonnes en 2012, mais cela ne doit pas occulter l’étendue et la gravité de l’insécurité alimentaire qui exacerbe une situation nutritionnelle préoccupante. La dernière enquête SMART de Juillet 2012 a révélé un taux de malnutrition aiguë globale de 14,8%, taux qui dépasse largement le seuil d’alerte de 10% et est proche du seuil d’urgence de 15% (selon les normes de l’OMS). En termes économique et de développement, il est à noter que l’IDH du pays est de 0,295, ce qui le classe au 186 ième rang sur 187 pays dans le dernier Rapport Mondial sur le Développement Humain de 2011. L’indice de pauvreté reste à 59,5% malgré des objectifs de 36,5% pour 2015. L’Indice de Gini est le plus faible des pays de la CEDEAO, ce qui traduit une relative bonne répartition des fruits de la croissance (PNUD, RDU 2012). Certains indicateurs sociaux ont évolué positivement (EDSN) : le taux de mortalité infantile (127%0 en 2012), l’accessibilité géographique aux services de santé (45% en 2009 ; 80 % en 2012), le pourcentage des accouchements assistés par du personnel médical (39,72% en 2011 ; 29,3% en 2012), le taux de consultation prénatale (94,0% en 2011 ; 82,9% en 2012), et le taux brut de scolarisation (76,1% en 2011 ; 79,1% en 2012). Avec une croissance démographique annuelle de 3,3% et un nombre moyen d’enfants par femme passant de 7,1 en 2006 et 7,6 en 2012 (EDSN), la maîtrise de la croissance démographique reste un défi majeur. Pour répondre à ces multiples défis, dont ceux de l’atteinte des OMD à l’horizon 2015, le Niger a élaboré un Plan de Développement Economique et Social (PDES 2012-2015) incluant l’Initiative 3N (« Les Nigériens Nourrissent les Nigériens »), basé sur une vision à moyen terme du développement économique et social et des stratégies sectorielles. Une table ronde appuyée par le SNU a sanctionné, en novembre 2012, le bouclage à plus de 100% du gap du plan de financement du plan d’actions prioritaires estimé à 4,7 milliards de dollars US. [ Pour plus de détails... Télécharger le Rapport complet |
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