Rencontre d’une mission conjointe ONU-Union Africaine-CEDEAO et le CSRD

24.02.2010 [ Communiqué de Presse ]

Une mission conjointe de l'ONU, de l'Union Africaine, et de la Commission de la CEDEAO était en visite le dimanche 21 février à Niamey pour une rencontre avec le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie. La mission dit avoir reçu des garanties des militaires ayant pris le pouvoir. Des élections vont être organisées, aucune date n'est cependant précisée. Une nouvelle Constitution sera élaborée.

Depuis le Coup d'Etat militaire au Niger qui a porté au pouvoir le jeudi 18 février 2010 le Chef d'Escadron Salou Djibo, Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, la Coordination du Système des Nations Unies au Niger a fait face à une multitude d'activités, dont l'organisation de la mission conjointe de l'ONU, de l'Union Africaine et de la Commission de la CEDEAO. Une mission tripartite bien organisée et couronnée de succès qui a permis aux personnalités ayant fait le déplacement de Niamey, de rencontrer le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie. L'Instance suprême qui préside désormais aux destinées du Niger, leur a donné l'assurance de ne pas s'éterniser au pouvoir et que, « des élections se Les Nations Unies ont toujours été aux côtés du Niger. En effet, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, M. Saïd Djinnit avait effectué plusieurs missions au Niger organisées par le Bureau du Coordonnateur résident du SNU au Niger, Mme Khardiata LO N'DIAYE.

En ce dimanche 21 évrier 2010, il s'est agit pour Messieurs :Saïd Djinnit (ONU), Ramtane Lamamra, Commissaire à la PAIX et à la Sécurité de l'Union Africaine, Ibn Chambass , Président de la Commission de la CEDEAO, Colonel Mahamane TOURE, Commissaire à la Paix et à la sécurité de la CEDEAO, Anatole AYISSI, Conseiller Politique Principal, de rencontrer les nouvelles autorités du pays pour s'enquérir de leurs intentions. Face à la presse M. Djinnit a déclaré ceci : « les responsables du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, nous ont donné l'assurance de respecter leur engagement, celui de restaurer la démocratie et de remettre le pouvoir aux autorités élues dès que possible. »

Interrogé sur la durée de la transition, M. Djnnit a répondu à la presse : « On n'a pas parlé de délai, il a été question de mettre en place les institutions de la transition, au sein desquelles seront représentés la classe politique, la société civile, de façon objective, qui vont , avec la facilitation de la médiation, CEDEAO, Nations Unies, travaillé à toutes les modalités de la transition, y compris la période et la durée de la transition, et ensemble nous avons conclut que cette transition soit aussi courte que possible.»

De son côté, M. Ramtane a déclaré qu'ils ont reçu « des assurances très claires quant à la volonté du Conseil Suprême pour la restauration de la République de travailler avec les nigériens toutes tendances confondues, ensuite avec nous, la communauté internationale afin que nous réalisons des objectifs communs.

Nous avons également très ouvertement, très franchement, signalé un certain nombre d'appréhensions qui sont nées de nos expériences partagées lors des situations similaires que nous avons eu à traiter dans la région ou en Afrique d'une manière générale, et nous avons également voulu que les autorités, en connaissance de cause, nous assure de ce qu'elles auront à faire, afin que cette confiance qu'il y a lieu de cultiver avec le peuple et la communauté internationale, ne fasse l'objet, dans le parcours prochain, d'aucune érosion. Nous avons eu l'assurance que tout ira bien et nous comptons travailler avec tous les acteurs : le pouvoir actuel, les partis politiques, la société civile, afin que nous nous acheminons vers une transition la plus courte possible qui débouchera sur la mise en place d'institutions démocratiques et pérennes, capables de part leur représentativité, de prendre en charge la question. A terme, une nouvelle constitution sera élaborée avec la participation de tous les acteurs. »

Quant au Président de la Commission de la CEDEAO, M. Chambass, il a déclaré que son institution accompagnera le Niger et ses autorités dans la transition devant aboutir au retour à des règles constitutionnelles normales.

Pour sa part, le Colonnel Djibrilla Hima Adamou, deuxième personnalité du CSRD, a dit ceci : « Nos propos les ont rassuré et ils ont confiance en nous. » A propos de la transition, il continue en disant « ils nous ont demandé de faire les choses dans les normes, d'essayer de faire une transition digne »

La mission a aussi échangé des organisations internationales et des missions diplomatiques accrédités au Niger. Ces diplomates sont les représentants, entre autres, de la Chine, de l'Europe, des Etats-Unis d'Amérique de la France, de l'Espagne et de l'Algérie.

Conformément à leur programme, ils ont rencontré aussi l'ensemble des forces politiques du pays, dont la CFRD (collation de partis politiques opposés à l'ex Président Tandja, des organisations de la Société Civiles, des syndicats, etc) et le MPRR (Mouvement Populaire pour la Refondation de la République : regroupement de partis politiques et organisations de la société civile favorables à l'ex président).

La mission a fait l'objet d'un grand intéressement de la part des médias tant nationaux qu'internationaux. TV5, France 24, BBC et les grandes agences de presse (AFP, Reuters,) ont dépêché des équipes sur place pour couvrir l'évènement.

C'est par une conférence de presse que s'est achevée la mission tripartite ONU/CEDEAO/Union Africaine, au cours de laquelle la mission s'est dite satisfaite de ces différents échanges organisés en si peu de temps, et a vivement remercié les nouvelles autorités de Niamey et la Coordination du Système des Nations Unies au Niger. La mission, arrivée par vol spécial des Nations Unies est rentrée le même jour.