Lancement officiel des travaux de la revue à mi-parcours de l’UNDAF 2009-2013

06.07.2012 [ Communiqué de presse ]

Les partenaires étatiques et le système des Nations Unies  évaluent leur programme de coopération...

Partenaires étatiques et agences du système des Nations Unies (SNU) ont procédé mardi 03 juillet 2012 à Niamey  au lancement des activités entrant dans le cadre de  la revue de leur programme de coopération dénommé plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (UNDAF 2009-2013).

Cette revue, de l’avis du ministre d’Etat en charge du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, M. Amadou Boubacar Cissé, devrait permettre de faire un examen approfondi des résultats atteints par rapport à ceux attendus, , des difficultés rencontrées et des leçons à tirer pour une meilleure planification du programme UNDAF 2014-2018.

L’UNDAF, a-t-il souligné, est un outil de cohérence et de synergie des interventions du système des Nations Unies en faveur du développement du Niger,  que le Gouvernement nigérien apprécie à plus d’un titre.  « Nous apprécions ce cadre d’assistance décliné en fonction des priorités et des défis qui se posent à notre  pays… », a indiqué M Cissé.
Pour le Coordonnateur Résident du  système des Nations Unies (SNU) au Niger, Coordonnateur Humanitaire, M Fodé Ndiaye, il s’agit pour les participants venus des Agences, fonds et institutions spécialisées du système des Nations Unies (SNU) et de l’Administration Publique de procéder à «une revue sans complaisance  pour que l’UNDAF soit revigoré» et permettre ainsi de jeter les bases d’un programme qui participe pleinement à l’atteinte des OMD.
«Cette revue devrait nous amener, au-delà du conjoncturel, à nous demander comment agir sur les aspects structurels de manière à répondre efficacement aux besoins du Niger, en renforçant les capacités de résilience des populations», a-t-il estimé.

Auparavant, il a brossé le contexte dans lequel intervient ce processus de planification, soulignant les changements institutionnels avec en toile de fond une vision claire des Autorités nationales sur les questions de développement, la persistance des défis de développement (le Niger se classe 186ème sur 187 pays classés au plan de l’IDH). A cela, il faut ajouter les crises humanitaires (insécurité alimentaire récurrente, retour massif des retournés de Côte d’ivoire, du Nigéria et de la Libye), la crise malienne et ses conséquences.
Aussi, a-t-il poursuivi, Au regard du  leadership national accepté, de la visibilité certaine au plan international avec un intérêt croissant des investisseurs pour le Niger), en plus des perspectives heureuses qu’offrent les ressources minières telles que l’uranium, le pétrole, les partenaires au développement du SNU en particulier se tiennent aux côtés du Niger pour faire de ce momento, un rendez-vous crucial pour le pays. C’est fort de tout cela que le Coordonnateur Résident du SNU a indiqué que tous les ingrédients sont réunis pour que ce soit au tour du Niger de danser ; « il s’agit simplement de transformer tout cela en opportunités au profit des populations nigériennes », car du reste une croissance positive pour le Niger est attendue cette année a-t-il ajouté.

Les travaux se sont poursuivis avec les présentations  du processus de la revue à mi-parcours et des travaux préparatoires engagés  par les chefs de file  des groupes d’effets, au nombre de trois, à savoir : le groupe développement durable, environnement et sécurité alimentaire; le groupe capital humain, démographie, services sociaux de base et le groupe gouvernance sous la facilitation d’un consultant international. Celui-ci est appuyé par trois consultants nationaux pour conduire ce processus qui à terme devra déboucher sur un atelier national de validation à la fin du mois de juillet 2012.
En marge du lancement des activités de l’UNDAF, M. Fodé Ndiaye, Représentant Résident du PNUD, Coordonnateur Humanitaire, Coordonnateur résident du SNU, a accordé un entretien à la presse.

«Le SNU dans son ensemble est engagé pour soutenir le gouvernement nigérien comme par le passé, depuis 2009, sur le plan politique, avec l’élaboration du Plan de développement économique et social 2012-2015, la mise en œuvre des programmes qu’il s’agisse du domaine économique, ou social avec l’appui à l’éducation, à la santé, à la nutrition, et aussi les aspects liés au VIH /SIDA à la tuberculose et au paludisme. L’appui à la Gouvernance. Vous savez que les Nations unies ont accompagné le Niger pour des élections transparentes et saluées par l’ensemble de la communauté internationale. Ce qui légitime les autorités en place. Il y a aussi l’appui à la décentralisation afin que le pouvoir des communautés à la base soit renforcé et l’appui aussi à obtenir des investissements appropriés pour le développement économique et social du Niger.
En résumé, les appuis du SNU ont concerné non seulement l’urgence mais aussi le relèvement précoce et le développement économique et social. Le système des Nations Unies, en partenariat avec d’autres partenaires, appuie aussi le programme phare du gouvernement, à savoir l’initiative « 3N » qui est une réponse structurelle aux causes de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Cet exercice, nous permettra réellement de mieux ajuster nos interventions pour mieux avoir un impact sur le devenir des populations, sur l’amélioration de leurs conditions de vie, le tout axé sur la base des priorités nationales définies par les autorités de la 7ème République.
Un premier indice à mentionner c’est l’organisation très réussie du forum des investisseurs tenu à Londres où le Niger s’était bien vendu. Il y a beaucoup d’investisseurs prêts à investir au Niger. J’en veux pour preuve aussi la participation très réussie du Niger, avec l’appui du PNUD et des agences du SNU notamment le PAM,  à la conférence de RIO + 20 où la participation du Gouvernement nigérien lors du side event organisé sur l’i3N ont été une réussite attestées par toutes les entités qui étaient présentes. Une réussite qui peut certainement se traduire en ressources sonnantes et trébuchantes pour le développement du pays. J’en veux aussi pour preuve, la vision claire notamment à travers le PDS, à travers la vision 2035 et la structuration des priorités du gouvernement par le biais du programme de Renaissance du Président de la République tel que mentionné dans la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre. J’en veux pour preuve aussi l’engouement que suscite le Niger à travers la découverte des ressources minières en cours d’exploitation qui pourraient certainement contribuer au développement du pays. Cela se traduit déjà par un taux de croissance attendu de 13 à14 % en 2012, ce qui  est un record.

Si cette tendance se confirme, une croissance à deux chiffres devrait permettre (si le croît démographique est maintenu et l’équilibre des finances publiques avec un développement équilibré, cohérent  basé sur les besoins des populations),  devrait mettre le Niger sur une rampe de lancement appropriée pour un développement au bénéfice de ses  populations.» - source : Radio Télévision Saraounia