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UNDAFLa Réforme des Nations Unies émane de la volonté commune des Etats membres à mieux préparer l'ONU à faire face aux défis du 21 ème siècle. Le Niger y a adhéré dès son adoption par l'Assemblée Générale et son lancement par le Secrétaire Général de l'ONU en 1997. Dès 2003 le Niger a été choisi parmi les cinq pays pilotes (Bénin, Equateur, Kenya, Pakistan, Niger) pour expérimenter et mettre en œuvre les nouveaux outils de la Simplification/Harmonisation (S/H) des procédures de programmation. Le Plan Cadre des Nations Unies pour l'Aide au Développement (UNDAF) et ses documents dérivés visent à coordonner et à consolider les interventions et à améliorer l'efficacité du travail des Nations Unies en réponse aux priorités du Niger, en l'occurrence celles définies dans la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Ainsi, l'UNDAF est la réponse collective, coordonnée, intégrée et cohérente du SNU à la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP). Le cycle actuel de l'UNDAF résulte de l'harmonisation des cycles de programmation des agences Ex Com (FNUAP, PAM, PNUD et UNICEF) et s'aligne sur celui de la SRP. L'UNDAF 2004-2007 se fonde sur le diagnostic effectué dans le Bilan Commun de Pays et dans la SRP. Cette analyse met en exergue une pauvreté généralisée et profonde qui concerne plus des deux tiers de la population au Niger. Elle est surtout rurale et touche particulièrement les femmes. Elle est à la fois multidimensionnelle et structurelle. Elle résulte d'un ensemble de déficits et de vulnérabilités qui sont autant de défis majeurs auxquels le Niger est confronté dans différents domaines : économique, social, environnemental, institutionnel, en termes de genre et de gouvernance. Ce qui fait que le Niger est classé depuis 1990 à l'avant dernier rang selon l'IDH dans les Rapports Mondiaux sur le Développement Humain (RMDH). L'Équipe de Pays a conduit l'élaboration de l'UNDAF dans le cadre d'un processus participatif, en étroite collaboration avec le Gouvernement, avec la participation de toutes les parties prenantes (société civile, secteur privé, partenaires techniques et financiers). Ce qui a fait de ce document le cadre de référence de la coordination et de la cohérence au sein du SNU d'une part, de la coopération entre le SNU et le Gouvernement, les autres partenaires au développement et la société civile d'autre part. Le présent UNDAF s'articule autour de trois domaines de coopération :
Les thématiques transversales articulées autour de ces domaines sont : l'environnement, le VIH/SIDA, l'emploi, le genre, le renforcement des capacités et la communication. L'amélioration de la sécurité alimentaire apparaît dans toutes ses dimensions comme un domaine prioritaire de lutte contre la pauvreté et un facteur déterminant du développement humain durable au Niger. Le SNU contribue à assurer la sécurité alimentaire au Niger, aussi bien au niveau national qu'à celui des ménages. Les résultats escomptés dans ce domaine de coopération ont trait au renforcement des capacités nationales, à la promotion d'une nutrition équilibrée, à l'augmentation de la production chez les petits agriculteurs, à la prévention et à la gestion des crises alimentaires, ainsi qu'à la diversification des sources de revenu dans le monde rural. Dans le cadre de l'accès aux services sociaux de base, le SNU aide le pays à garantir l'accès à l'éducation, aux soins de santé essentiels et à l'eau potable aux personnes les plus démunies. L'accent est mis sur l'éducation des filles et l'alphabétisation des femmes, la baisse de la mortalité infanto-juvénile, la santé de la reproduction, la lutte contre le VIH/SIDA et une amélioration de la couverture en assainissement et de l'accès des ménages à l'eau potable. Afin de contribuer à promouvoir un cadre favorable à la bonne gouvernance et à une croissance économique durable mieux repartie, le SNU aide le Gouvernement à mettre l'accent sur l'amélioration du processus de gestion budgétaire et du développement, la mise en place d'un cadre propice à la création d'emplois décents, la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit, la prévention des conflits, la consolidation de la paix, la mise en œuvre du processus de décentralisation, le renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de l'environnement et la promotion des droits de la femme et de l'enfant. Un Plan d'action ainsi qu'un calendrier de mise en œuvre de l'UNDAF permettent d'en assurer le suivi/évaluation dans un cadre concerté sous la supervision de l'Equipe de Pays qui, au niveau opérationnel, s'appuie sur des mécanismes appropriés (comité technique, groupes thématiques de travail), y compris des revues conjointes UNDAF – SRP pour mieux s'ialigner sur les ODM. Les ressources programmables pour la période de l'UNDAF 2004-2007 se chiffrent à 521,8 millions US $, dont 25 pour cent pour la sécurité alimentaire, 35 pour cent pour l'accès aux services sociaux de base et 40 pour cent pour assurer une bonne gouvernance et une croissance durable mieux repartie. Il en résulte que 60 pour cent des ressources sont affectées aux domaines ayant une incidence directe sur la réduction de la pauvreté et les 40 pour cent pour assurer les conditions optimales à la lutte contre la pauvreté. Les dons et les subventions représentent un peu plus de la moitié du volume global de ces ressources. Avec l'UNDAF, les avantages comparatifs du SNU découlant de sa large implantation, de la densité de ses domaines de coopération, de son poids et de la stabilité de sa contribution à l'aide publique au développement (50 à 60% au cours des dix dernières années), seront démultipliés. Après sa validation avec toutes les parties prenantes et son adoption par le SNU, il a fait l'objet de signature solennelle entre l'Equipe de Pays et le Gouvernement le 23 mai 2003. Il est enté en vigueur, avec ses outils dérivés, le 1 er janvier 2004.
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