VIH/SIDA - Campagne de dépistage volontaire

02/07/07

Dans le cadre du Programme National de lutte contre le SIDA au Niger et sous la coordination du CISLS (Comité Intersectoriel de lutte contre le SIDA), en collaboration avec les partenaires que sont : l’UNICEF, l’OMS, le PNUD, l’UNFPA, et AWARE-HIV/AIDS, une campagne de dépistage volontaire a été organisée la semaine dernière dans les districts de Niamey. Le coup d’envoi de cette campagne a été donné en présence de plusieurs personnalités dont des ministres, du Représentant de l’UNICEF, Coordonnateur Résident a.i. , ceux de l’UNFPA, du PNUD, de l’OMS, de AWARE, du corps diplomatique, des Organisations internationales, des ONGs oeuvrant dans le domaine du SIDA, et un public nombreux.
En prenant la parole, le Coordonnateur Résident a.i., M. Akhil Iyer a indiqué que les données récentes de l’ ONUSIDA et de l’OMS sur l’épidémie du VIH confirment la nécessité de mettre l’accent sur la prévention. Il a ajouté que l’ONUSIDA, tout en se réjouissant d’une telle initiative, qui place les jeunes au coeur de l’action et rassemble plusieurs partenaires autour d’un objectif commun visant à réduire la vulnérabilité des jeunes face à l’infection du VIH, se félicite de l’engouement avec lequel tous les acteurs se sont impliqués dans l’organisation de cette campagne.

Pour le ministre de la Santé Publique, M. Issa Lamine, l’analyse des déterminants de la propagation de l’infection au VIH au Niger, fait ressortir une extrême vulnérabilité des jeunes et en particulier des filles dans un contexte de pauvreté. Le ministre estime que « Cette situation exige de notre part une réponse adaptée pour prévenir les risques de contamination auxquels sont exposés les jeunes. C’est pourquoi en plus des campagnes de communication de proximité visant le changement de comportement, nos services compétents développent dans le cadre de la mise en oeuvre du
Programme National de Lutte contre le SIDA une stratégie pour l’accès des populations et surtout les jeunes au conseil de dépistage volontaire de l’infection au VIH ».
Au Niger malgré un taux de séroprévalence faible, l’on constate une épidémie concentrée au sein des groupes à haut risque qui se propage à partir de ce canal. Pour ce type de pays, la promotion du dépistage volontaire constitue une stratégie majeure de prévention qui occupe une place importante parmi les stratégies nationales de lutte contre le SIDA au Niger.

C’est partant de ce constat que lors de l’atelier sous-régional organisé par AWARE, pour l’identification de bonnes pratiques en matière de lutte contre le SIDA , la délégation nigérienne à la dite rencontre a décidé de répliquer au Niger l’expérience des campagnes mobiles de dépistage volontaire dans les écoles et à l’université, qui a donné un véritable coup de pouce à la promotion de la stratégie ailleurs. Toutefois, partant du fait qu’une grande proportion de la jeunesse au Niger est déscolarisée ou non scolarisée, il a été décidé de répliquer l’expérience initialement dans la communauté urbaine de Niamey, mais en l’ouvrant au milieu non scolaire. Si les résultats sont probants, l’expérience sera portée à l’échelle.

La campagne a duré sept jours et s’est déroulée au niveau de quarante (40) sites, répartis entre les cinq communes de Niamey. Chaque site fonctionnera avec une équipe type composée de deux (2 )Conseillers, deux (2) techniciens de laboratoire, deux (2) organisateurs, dont l’un s’occupera de l’organisation, et l’autre de l’enregistrement. Un (1) superviseur fixe, qui s’occupera de veiller à la qualité de l’enregistrement et du recueil de données sur le site.
Cinq équipes de trois superviseurs (1 conseiller,1 technicien de prélèvement, 1 chargé de l’organisation générale) sillonneront les différents sites de chacune des cinq communes ,pour le contrôle de qualité.
Chaque jour, les superviseurs mobiles et fixes ont fait le point en fin de journée, et analysé les données recueillies et faire un rapport journalier.

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