A sa sortie d'audience, Mme Valérie a déclaré que son entretien avec le Général de Corps d'Armée, est relatif à l'évolution de la transition et à la situation alimentaire. Il est nécessaire, a-t-elle indiqué, de prévenir toute crise alimentaire en mettant en amont des mécanismes pour éviter toute réédition. Nous comptons, a-t-elle ajouté, « entreprendre des visites pour constater sur place, les concours apportés par notre système dans la résolution de cette situation (…) la réponse effective à la crise alimentaire qui a touché plus de 7 millions de personnes au Niger, « a permis de sauver des vies mais plus d'efforts sont nécessaires pour atténuer les effets à long terme. »
La haute autorité humanitaire des Nations Unies qui effectue sa première visite au Niger, a rencontré les autorités gouvernementales, les représentants des bailleurs et les acteurs humanitaires basés au Niger. Elle a fait savoir que la réponse financière, l'expertise des agences d'aide et l'engagement positif du gouvernement ont joué un rôle important dans l'enrayement de la crise qui a menacé des millions de ménages et affecté considérablement le cheptel.
« Nous avons peut être évité le pire mais nous devons poursuivre nos efforts afin de réduire les effets persistants de cette crise, » a-t-elle déclaré.
Depuis le lancement d'un appel de fonds de $358 millions en mars, $255 millions ont été reçus, ce qui a permis aux acteurs humanitaires de mettre en œuvre des projets dans les domaines de la nourriture, de l'agriculture, de l'élevage et de l'eau, et des projets générateurs de revenus. Quelques 220 000 enfants de moins de cinq ans ont reçu des soins contre la malnutrition sévère.
Le Niger a fait face à des crises alimentaires récurrentes au cours de ces trois dernières décennies. La dernière crise alimentaire au Niger date de 2005, où plus de 3 millions de personnes ont été menacés par la faim.
Pour passer en revue les activités et les perspectives d'amélioration de la situation humanitaire, Mme Amos s'était rendue le samedi 16 octobre dans les régions de Zinder et de Diffa (extrême Est du pays), régions qui représentent les zones plus touchées par la crise.
En compagnie de la ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant et de Mme Khardiata Lo N'Diaye, Coordonnateur Humanitaire, Représentant Résident du PNUD, elle a été accueillie à Zinder, par les autorités régionales.
A cette étape, le Coordonnateur des Secours d'Urgence a visité le Centre Nutritionnel Thérapeutique médicalisé de MSF où des explications lui ont été fournies et a remercié les ONG nationales et internationales pour leurs efforts durant les moments difficiles.
A Toumour, où un accueil grandiose a été réservé à la délégation conduite par le Gouverneur de la région, Mme Amos s'est entretenue avec les responsables administratifs, les élus locaux, le personnel enseignant, et les associations d'éleveurs. Les entretiens ont portés sur les moments difficiles qu'ils ont vécus du fait de la crise alimentaire. Mme Amos a également partagé son temps avec les associations féminines par des échanges très instructifs sur divers sujets, tels que : la malnutrition, les charges ménagères, la santé maternelle et infantile, l'impact de la crise sur les ménages, etc.
Les Centres de Santé Intégrés, communément appelés CSI, et les Centres de Récupération Nutritionnels Intensifs (CRENIS) et les Centres de Récupération Nutritionnels Ambulatoires (CRENAS) ont aussi reçu la visite de Mme le Coordonnateur d'Urgence, Chargée des Affaires Humanitaires. A Toumour où elle a été également l'hôte d'une famille, Valérie Amos s'est aussi intéressée au mode de vie des populations.
Aux premières heures de sa visite au Niger, Mme Amos a visité les communautés affectées par les inondations dans la capitale, Niamey. Bien qu'une bonne partie de l'au s'est retirée et que les populations ont repris le cours de leur vie, son évaluation de la situation a permis de soulever la question du phénomène croissant des catastrophes d'origine climatique. Etant un pays désertique avec des précipitations rares, le Niger a été l'un des pays les plus affectés de l'Afrique de l'Ouest en 2010, avec plus de 226 000 sinistrés.
La mission permettra d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le Sahel, région de l'Afrique de l'Ouest qui abrite les pays les plus pauvres du monde dont les économies sont dépendantes de l'agriculture. En 2010, plus de 10 millions de personnes ont été affecté par la crise dans le Sahel, y compris deux millions de personnes dans le Tchad voisin. |